Psyexpat, un cabinet virtuel pour les expatriés
le 7/6/2010 à 9h17
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Comment se faire entendre quand on vit à l'étranger et qu'on souhaite une écoute psychologique ? Pour beaucoup d'expatriés, il n'y a pas d'autres choix que de s'adresser à des psys anglophones. Mais d'autres solutions sont possibles, www.psyexpat.com par exemple.
Amélie Lacoste a 34 ans et vit actuellement à Détroit ( USA). Elle est psychologue et après une longue procédure, ses diplômes ont été reconnus aux Etats-Unis. Elle exerce en cabinet mais pour répondre à une demande croissante, Amélie a choisi une façon particulière d'exercer son métier. Expatriée depuis 2001, elle connait les problèmes rencontrés par les francophones vivant au bout du monde.
-Pourquoi monter un cabinet virtuel ?
L'expatriation est une expérience individuelle et familiale mais c'est avant tout une épreuve qui peut être plus ou moins bien vécue. Elle peut aussi réveiller des problématiques plus profondes et générer des angoisses.
Souvent, dans un couple, une personne en est à l'origine, se trouve moteur de ce départ. L'autre en tant que « suiveur », reste plus isolé. Le déracinement inhérent à toute expatriation peut alors être ressenti massivement par cette personne.
Il sera alors difficile de se tourner vers son partenaire pour exprimer ces difficultés puisqu'elles ne seront pas nécessairement partagées. Alors, l'isolement peut amener progressivement une rupture du lien social, accentuée par les différences culturelles et linguistiques du nouveau pays.
Etablie à l'étranger, j'ai connu personnellement certaines de ces phases de doute et de questionnement. Je reconnais le besoin et les demandes qui sont souvent difficilement entendues à cause de l'éloignement. Les technologies actuelles nous permettent de remédier à cette distance et à cette dispersion géographique.
C'est ce qui m'a incité à proposer un espace d'écoute destiné aux expatriés français quelque soit leur pays de résidence. Le rapprochement s'effectue symboliquement par le partage de la langue maternelle.
- Qui sont vos clients et pour quels types de problèmes ?
Ma prise en charge n'est virtuelle que dans l'outil, je suis assise à mon bureau pendant tout l'entretien et offre la même écoute attentive qu'un psychologue en cabinet en face de son patient. Ceux-ci sont francophones, certains expatriés, d'autres vivent de façon permanente à l'étranger.
Le repli sur soi, le déracinement, l'éloignement liés à l'expatriation peuvent révéler ou accentuer une problématique personnelle sous-jacente, qui n'est pas prise en compte ou minimisée.
Le lien social se tarit, apparaît l'angoisse puis les symptômes voire même la psychopathologie. Il faut comprendre l'expatriation comme un évènement de vie qui peut être à la fois enrichissant et fragilisant.
Les problématiques restent singulières. Souvent me sont adressées des questions relatives aux enfants, comme par exemple les troubles anxieux, mais également les troubles du sommeil et de l'endormissement, de la propreté, les problèmes de socialisation à l'école, l'agressivité et les troubles à l'adolescence.
La femme en tant que mère prend plus facilement contact avec moi dans l'intérêt de sa famille. Les couples traversent parfois des périodes de réajustements. Le deuil est aussi plus difficile à vivre, souvent naît la culpabilité liée à l'éloignement.
- Comment travaillez-vous à distance ?
D'un point de vue pratique, la personne prend contact avec moi, m'envoie un e-mail, via mon site internet : www.psyexpat.com
Je prends connaissance de la demande, du problème et répond dans un délai court. En fonction de la sévérité de la problématique, je me garde un temps d'évaluation de la demande et considère si la prise en charge à distance est la plus adaptée à la situation.
Puis, je demande au patient de me donner des plages horaires pour le/la rappeler. Nous convenons ensemble des rendez-vous et de la façon dont va se dérouler la prise en charge, en général une fois par semaine mais parfois deux fois en cas de gros soucis.
Le règlement est dû à l'avance pour des raisons évidentes d'éloignement.
Il faut prendre mon travail comme une consultation en cabinet. Je dirais que je m'adapte à chaque patient, à son parcours, que je propose un accompagnement personnalisé. Les réponses thérapeutiques sont intérieures au patient, il faut lui montrer le chemin, accompagner celui-ci souvent en mal de réponses ou de solutions.
Le contexte pré-migratoire est également à prendre en considération : dans quelles conditions cette famille est-elle partie ? A quel moment de la vie de l'individu, du couple, quel est l'âge des enfants ? Le départ a-t-il été soudain, préparé, voulu ? Ce départ masquait-il des problèmes déjà présents ? Comment est vécu le choc culturel, le barrage de la langue, la reconstruction des liens sociaux à l'Etranger ?
- Comment savoir quand il faut consulter ?
Bonne question ! Je dirais à partir du moment où le problème devient envahissant, qu'on y pense au quotidien. Par exemple, on a du mal à s'endormir, on perd l'appétit. En somme à partir du moment où le patient se sent prêt à décrocher son téléphone !
www.psyexpat.com
Psy
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