De plus en plus de Français partent étudier à l'étranger
le 24/3/2008 à 9h23
par Thierry Soulard
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Succès du programme Erasmus, augmentation des échanges internationaux, meilleure reconnaissance des formations: de plus en plus de jeunes Français partent faire une partie de leurs études dans un autre pays.
Étudier à l'étranger ? Un rêve pour ceux qui se préparent à partir, une expérience inoubliable pour ceux qui en reviennent. Et surtout, un plus sur le CV très appréciés des recruteurs. Les étudiants français sont de plus en plus nombreux à vouloir passer un semestre, une année, voir encore plus longtemps dans un pays étranger.
Leurs motivations ? En premier lieu, la pratique d'une langue étrangère au quotidien. En partant étudier à l'étranger, les Français espèrent souvent revenir avec un bon niveau dans la langue de leur pays d'accueil, ou en anglais s'ils partent dans un pays dont ils ne comptent pas apprendre la langue.
Mais cela ne suffit pas. Les étudiants qui partent ont aussi l'envie de vivre une expérience, de sortir de leur cocon familial. La découverte de méthodes de travail différentes et l'envie de valoriser son CV avec une expérience internationale sont également des arguments fréquemment cités.
Encore faut-il que son université, ou son école, encourage les départs. Heureusement, c'est de plus en plus le cas. Les accords internationaux entre établissements de différents pays se multiplient ces dernières années. De plus, les formations à l'étranger sont de plus en plus reconnues par la France, ce qui facilite les départs.
A ce niveau, l'Europe a joué un role majeur. Erasmus d'abord, le système de crédits ECTS ensuite, ont considérablement encouragé ce type de déplacement.
Erasmus, porte sur l'Europe
Le système Erasmus, qui a fêté ses 20 ans, l'année dernière, permet aux étudiants de poursuivre leur formation dans 31 pays européens. Pour bon nombre d'étudiants, ce programme reste une chance énorme.
Depuis 1987, plus de 240 000 étudiants français ont profité de ce programme pour partir étudier dans un autre pays européen. Chaque année, c'est près de 20 000 nouveaux étudiants français qui partent à l'étranger, et autant d'étudiants étrangers qui arrivent pour étudier dans nos universités. Ce qui fait de la France l'un des principaux pays à faire vivre le système Erasmus.
Et où partent les Français ? Les destinations principales restent l'Espagne, le Royaume-Uni et l'Allemagne. Les pays frontaliers pour lesquels la langue n'est pas totalement inconnue, donc. Les pays scandinaves, très anglophones, attirent également beaucoup.
Les nouveaux pays européens, longtemps boudés, commencent à attirer les étudiants français. A la satisfaction des responsables des relations internationales des universités, qui jusqu'alors devaient pousser les étudiants à partir vers l'Europe de l'Est, perçue comme moins intéressante que l'Europe de l'Ouest. Et pourtant, ceux qui reviennent de ces pays sont souvent ravis de leur séjour, puisque ils bénéficient la-bas d'un encadrement accru, que leurs confrères partis dans des pays plus traditionnels n'ont pas.
Le reste du monde attire aussi
Les pays hors-Europe, s'ils ne bénéficient pas du système Erasmus, attirent aussi fortement les étudiants. Mais les coûts augmentant avec la distance, les étudiants y sont moins nombreux. On trouve désormais des étudiants français sur tous les continents.
Mais ces dernières années, un pays attire tout les regards: la Chine. La-bas, les chiffres sont en explosion : 51,3% d'étudiants français en plus en l'espace de 3 ans.
En 2007, le pays a accueilli 4 700 étudiants français. En 2006, ils n'étaient que 3900. Et en 2005, seulement 3 100.
62 universités françaises (sur un total de 85) et 103 Grandes écoles françaises (sur un total de 198) coopèrent maintenant avec la Chine. C'est le pays, parmi l'ensemble des pays en développement, avec lequel le plus grand nombre d'actions de coopération universitaires a été recensé (plus de 400).
Mais si le voyage peut être éprouvant, attention au retour : « l'Erasmus blues », phénomène bien connu des responsables des relations internationales dans les université, est souvent au rendez-vous. Ce phénomène se produit lorsque, en revenant d'une année à l'étranger, l'étudiant retrouve sa vie d'avant inchangée, alors que lui a souvent énormément évolué.
Après une période de déprime, ce phénomène mène souvent a une autre conséquence, plus joyeuse: l'envie de repartir
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